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  • Groupe Schulman

Mise-à-jour économique T4 2023




Réflexions sur l’économie et meilleurs vœux : Les aléas passés de 2023 et la préparation pour 2024 



En ce début de saison de fêtes, où nous disons adieu aux contorsions de 2023 et à une année définie par les hauts et les bas du marché, les marchés ont atteint leurs plus faibles degrés de volatilité depuis le début de la pandémie, ce qui dénote une certaine stabilité. Mais les investisseurs restent sur leurs gardes, conscients des défis possibles comme les tensions géopolitiques, les élections à venir et la perspective constante de surprises économiques. Dans cette revue économique, nous creuserons ces sujets, faisant ressortir les événements pivots de l’année qui influenceront notre approche des placements en 2024.



performance du marché



Le marché boursier et le marché obligataire ont tous deux affiché des tendances positives, répondant favorablement à des données économiques encourageantes, cependant, la prudence est de mise, vu les risques sous-jacents. Les fluctuations mensuelles et l’inflation persistante, en particulier dans le secteur des services, nous rappellent que les défis sont toujours présents. Malgré une diminution du taux d’inflation à 3,2 % en octobre, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, se dit prêt à augmenter les taux d’intérêt si c’était nécessaire.


Depuis le début de 2023, l’indice S&P 500 a produit un rendement de plus de 19 %. L’indice est pondéré en fonction de la capitalisation boursière, les grandes sociétés ayant le plus d’influence. Au contraire, nous recommandons et utilisons une version du même indice à pondérations égales, dans lequel chaque société occupe une place égale sans égard à sa taille. Cet indice-là n’a progressé que d’environ 6 % pendant la même période. La forte ascension des actions américaines cette année est principalement attribuable à trois secteurs reliés à la technologie et à l’enthousiasme entourant l’intelligence artificielle générative, les « sept magnifiques ». Étant donné leur performance remarquable en une période relativement courte, il est conseillé aux investisseurs d’envisager de modérer leurs attentes d’une poursuite de la domination des très grandes capitalisations et d’adhérer à une stratégie d’investissement à long terme.




Tendances des taux d’intérêt



Le taux des obligations américaines de 10 ans a atteint 5,00 % le 19 octobre, mais est, depuis, redescendu à 4 %. Ce changement est influencé par plusieurs facteurs, dont une inflation inférieure aux prévisions en octobre et la baisse continue des prix du pétrole, suscitant l’espoir d’un atterrissage en douceur. Alors que la retraite partielle de ces taux réduit l’impact sur la croissance économique, il est crucial de noter que cela n’indique pas une fin imminente du risque de récession. L’orientation future des taux dépend de deux facteurs clés : (1) la trajectoire attendue du taux directeur de la Fed et (2) la prime de terme pour les titres à revenu fixe (le surcroît de rendement ou le taux d’intérêt compensatoire que les investisseurs exigent typiquement pour détenir des obligations à long terme plutôt qu’une série d’obligations de plus courte durée). La trajectoire de la politique monétaire dépend de ce que l’économie démontre que les hausses de taux contribuent effectivement à réduire nettement la création d’emplois, ce qui est crucial pour ramener l’inflation à 2 %.





Dynamique du marché boursier



Les actions de valeur ont achoppé contre des forces contraires cette année, avec la hausse soutenue des taux d’intérêt, ce qui a poussé les investisseurs à leur préférer le marché obligataire pour un risque comparable. La dynamique d’une croissance rapide et de taux d’intérêt bas à l’issue de la pandémie de COVID-19 a favorisé les sociétés de croissance au détriment de celles de valeur, à court terme. Alors que les actions de valeur ont regagné un peu de terrain ces derniers mois, elles accusent toujours un important retard sur celles de croissance après la reprise des « sept magnifiques » (Apple, Amazon, Alphabet, Nvidia, Meta, Microsoft et Tesla). Les gains les plus notoires parmi les actions de valeur au deuxième semestre de l’année ont été entraînés par des secteurs tels que les services financiers, la santé, l’énergie et la technologie.



Impact sur l’épargne des ménages



L’excédent d’épargne résultant de la pandémie était dû à trois trains de mesures de stimulation budgétaire pour parer à l’urgence. Les deux premiers ont été mis en place par l’administration Trump, et le troisième, particulièrement étendu, a été endossé par le président Biden. Selon la plus récente étude de la Réserve fédérale sur les finances des ménages, les personnes en dehors de la tranche de revenu supérieure de 20 % ont épuisé leur épargne excédentaire et ont maintenant moins d’argent qu’au début de la pandémie. Ces 80 % des ménages détenaient, après prise en compte de l’inflation, sous forme de dépôts bancaires et d’autres actifs liquides moins d’argent, en juin qu’en mars 2020.



Événements géopolitiques



Un an et demi après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les événements géopolitiques récents ont ramené l’incertitude au premier plan. Après l’attaque inattendue du Hamas contre Israël et l’invasion subséquente de la bande de Gaza par l’armée israélienne, les craintes d’une possible escalade sont inconfortablement élevées. Si le conflit en Israël et à Gaza fend le cœur, son impact économique est jusque-là limité. L’instabilité géopolitique dans la région affecte typiquement l’économie mondiale par le biais des marchés pétroliers et le risque le plus important serait celui d’une implication directe de l’Iran dans le conflit, ce qui remettrait en question les approvisionnements mondiaux en pétrole.



Le paysage économique de la Chine



Le PIB de la Chine a crû de 4,9 % de juillet à septembre, dépassant les attentes des analystes d’une progression de 4,4 %, mais accusant une baisse par rapport à l’expansion de 6,3 % du deuxième trimestre. En octobre, la croissance du crédit est restée stable, avec une augmentation notable des adjudications d’obligations gouvernementales pour financer les efforts de stimulation compensant la faiblesse des emprunts des entreprises et des ménages. Le secteur immobilier continue d’entraver la croissance chinoise, l’investissement en immobilier demeurant à 9,1 % sous les niveaux de 2022. Le ralentissement du marché du logement, doublé d’une faible confiance des entreprises, a conduit à une expansion du crédit relativement lente cette année.



Perspectives pour 2024 



À l’approche de la saison des fêtes, nous offrons nos meilleurs vœux à l’ensemble de nos clients. Nous nous attendons à ce que les marchés boursiers terminent l’année en force. Mais les six premiers mois de 2024 pourraient comporter des défis, notamment une stagnation potentielle de la croissance des bénéfices et l’impact persistant de la hausse des taux d’intérêt élevés. Nous surveillerons de près le marché de l’immobilier résidentiel, le marché obligataire et le dollar, en recherchant activement des occasions prometteuses d’investissement en actions. Avec plus de 35 ans d’expérience collective dans la gestion de patrimoine, ayant traversé divers cycles de marchés, notre équipe excelle dans la prise de décisions stratégiques pour optimiser la valeur et offrir des protections robustes contre des ralentissements possibles. En conclusion, nous vous souhaitons une très belle saison des fêtes remplie de joie, de rires et de la chaleur de moments privilégiés avec les proches qui vous sont chers.



Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont fondées sur notre analyse et notre interprétation de ces informations et elles ne doivent pas être interprétées comme une sollicitation ou une offre visant l’achat ou la vente des titres mentionnés aux présentes. Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de la FBN. J’ai rédigé le présent rapport au mieux de mon jugement et de mon expérience professionnelle afin de vous donner mon avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette chronique ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en placement afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette chronique peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.


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