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  • Groupe Schulman

Mise-à-jour économique T3 2023



À la croisée des chemins économiques

atterrissage en douceur ou récession?



Nous espérons que vous avez pu profiter de votre été et pu vous ressourcer, vous détendre et partager de bons moments avec vos proches.


L’état de l’économie américaine est devenu un thème central dans l’actualité récente. Si une proportion non négligeable d’experts est d’avis qu’une transition économique en douceur est probable, citant pour preuve le marché du travail étonnamment vigoureux, des craintes persistent, nourries par plusieurs indicateurs économiques. Pour le moment, l’économie résiste obstinément aux ferventes prédictions d’une récession imminente. La création d’emplois, qui avait bondi, s’est maintenant stabilisée à un rythme invariablement soutenu. Les licenciements massifs n’ont pas eu lieu, et les dépenses de consommation restent suffisamment robustes pour soutenir la croissance économique.


Dans cette mise à jour, nous passerons en revue les facettes critiques de l’économie américaine, des données sur le marché du travail au PIB en passant par les tendances inflationnistes et les conséquences des coûts du crédit pour les ménages. Nous analyserons aussi les rendements des marchés financiers, en étendant en particulier notre examen au-delà des grandes sociétés du secteur de la technologie, et commenterons la trajectoire possible des taux d’intérêt et ses implications connexes.



Le point sur les données économiques: Le marché du travail



Le marché du travail américain, facteur essentiel du bien-être économique, a récemment fait montre d’une étonnante résilience. Une légère diminution des postes à pourvoir a certes été observée, témoignant d’un ralentissement progressif du marché du travail, mais celui-ci est resté plus vigoureux qu’on ne s’y attendait au départ. En juillet, les postes vacants aux États-Unis sont descendus à un creux sans égal en près de deux ans et demi, chutant de 338 000 pour s’établir à 8,827 millions. Ce repli était conforme aux attentes : les économistes tablaient en effet sur 9,465 millions de nouveaux postes à pourvoir.


En outre, dans le cadre de l’examen annuel phare des données sur l’emploi du Bureau of Labor Statistics, les gains d’emplois de 2023 ont été revus à la baisse de 306 000 postes. Malgré cette révision, le marché du travail américain reste historiquement vigoureux. Les dernières données disponibles font état d’un taux de chômage de 3,8 % aux États-Unis et de 5,5 % au Canada, ce qui est une indication claire de la résilience du marché du travail. Notre analyse met en lumière le fait que, malgré un léger fléchissement de cette tendance, elle assure toujours une fondation robuste pour la stabilité économique. Nick Bunker, chef de la recherche économique chez Indeed Hiring Lab, a, parfaitement résumé la situation en indiquant que le marché du travail a opéré une transition d’un rythme de sprint à celui d’un marathon. Ce ralentissement graduel était tout à la fois attendu et bienvenu, car il représente un ajustement nécessaire pour l’endurance du marché sur le long terme.



Le point sur les données économiques: PIB



Après des hausses de taux d’intérêt de 525 points de base par la Réserve fédérale au sortir de la pandémie, l’économie américaine fait preuve de résilience, avec un taux de croissance de 2 % au dernier trimestre. L’activité de consommation aux États-Unis reste robuste malgré le ralentissement de la croissance de l’emploi, et le taux de croissance annuel du PIB de 2,1 % au dernier trimestre dépasse le taux de croissance non inflationniste de la Fed d’environ 1,8 %. En outre, l’estimation initiale de la croissance économique américaine pour le 2T a été revue légèrement à la baisse de 2,4 % à 2,1 %.



De son côté, l’économie canadienne a dû faire face à un ralentissement plus prononcé que prévu au 2e trimestre de 2023, lié à des facteurs tels que des grèves et des incendies de forêt. Elle devrait continuer d’afficher une croissance inférieure à la moyenne jusqu’à la fin de l’année, principalement à cause de l’impact des hausses de taux d’intérêt. Au 2T, le PIB réel du Canada s’est contracté de 0,2 %, avec des replis au cours de deux des trois derniers trimestres, reflétant une conjoncture difficile.



Le point sur les données économiques: inflation



En août, les prix à la consommation aux États-Unis ont enregistré leur plus forte hausse en plus d’un an, principalement à cause du bond des prix de l’essence. Toutefois, l’inflation de base, qui exclut les aliments et l’énergie, a continué de ralentir. L’inflation sur les douze derniers mois a atteint 3,7 %, en hausse par rapport à 3,2 % en juillet, mais loin derrière le sommet de 9,1 % inscrit en juin 2022. On s’attend certes à ce que l’inflation de base ait continué d’augmenter en août à cause des prix de l’énergie, mais sa tendance globale reste stable. L’inflation de base devrait baisser de 4,7 % à environ 4,3 % une fois que les prix de l’énergie se seront stabilisés, laissant place à des perspectives plus positives.


L’inflation annuelle du Canada a accéléré un deuxième mois de suite en août, augmentant de 4 % suite à un bond des prix de l’essence; selon Statistique Canada, l’accélération de l’IPC était largement attribuable à la flambée des prix à la pompe. Ils ont bondi de 0,8 % en août, enregistrant ainsi leur première hausse sur douze mois depuis janvier, due en partie à des effets de base, car les prix avaient baissé au même mois en 2022. La hausse de l’IPC dépassait celle de 3,8 % qu’escomptaient les économistes, ainsi que la cible de l’inflation de la Banque du Canada de 2 %. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 5 % en début de mois, laissant toutefois la porte ouverte à de nouvelles hausses des taux en cas de persistance des tensions inflationnistes.


Les conséquences pour la Fed



Les craintes entourant l’inflation persistent, mais des considérations telles que la faiblesse des dépenses de consommation et le ralentissement du marché du travail pourraient entraîner une interruption temporaire des hausses de taux. Pour autant, la possibilité d’une nouvelle hausse plus tard cette année n’est pas hors de propos, principalement à cause des difficultés persistantes qui découlent de l’inflation. Lors de sa réunion de septembre, la Fed a opté pour conserver son taux directeur au même niveau, indiquant toutefois qu’elle comptait maintenir les taux élevés plus longtemps.



Le coût de la hausse du crédit sur la dette des ménages



Aux États-Unis, la dette des ménages a augmenté marginalement de 0,1 %, atteignant un total de 17 060 milliards $. Le plus gros de cette dette, qui représente essentiellement des emprunts hypothécaires, est resté relativement stable. Cependant, la dette des cartes de crédit a bondi de 45 milliards $ à un total de 1 030 milliards $ pendant le deuxième trimestre, traduisant des dépenses de consommation solides et l’impact de l’inflation sur les prix. On notera que, évaluées sur une période de quatre ans, les défaillances sur cartes de crédit ont atteint leur niveau le plus élevé en 11 ans.


La question clé est de savoir avec quelle aisance l’économie américaine pourra faire la transition. Une étude de la Fed de San Francisco révèle que « l’épargne excédentaire » totale des ménages américains a culminé à 2 100 milliards $ au milieu de 2021, mais a nettement diminué depuis mars 2023, à environ 500 milliards $. Cette épargne restante pourrait éventuellement atténuer une chute soudaine des dépenses.


Par contraste, la dette globale des consommateurs du Canada a atteint un nouveau sommet de 2 400 milliards $ au 2T, malgré une augmentation à peine marginale de la dette hypothécaire. Le Canada a maintenant la dette des ménages la plus élevée des pays du G7, selon les données de son agence du logement. Néanmoins, l’anticipation d’un marché du travail moins robuste dans un avenir proche pourrait limiter la croissance des revenus au cours des trimestres à venir. La dette importante des ménages, alors que les taux d’intérêt sont élevés, reste un obstacle considérable aux dépenses de consommation. Ce défi est particulièrement prononcé alors qu’une majorité d’emprunts hypothécaires doivent être renouvelés en 2025. Cette situation laisse entrevoir un ralentissement probable de l’activité économique large pendant le reste de l’année, tendance que souligne un taux de croissance négatif du PIB observé au cours du dernier trimestre.


Dans les deux pays, l’équation est claire : des niveaux élevés de dette des ménages, en plus du fardeau de taux d’intérêt élevés, peuvent contribuer à une croissance économique plus lente, particulièrement alors que les dépenses de consommation, moteur clé de l’économie, achoppent contre les défis liés à l’endettement.


Performance du marché boursier



Les actions ont dégagé des résultats inattendus au premier semestre de cette année, l’indice S&P 500 ayant augmenté de plus de dix pour cent. Mais cette vue d’ensemble cache quelques subtilités. Notamment, que ce sont les actions technologiques qui motivent ces rendements, après avoir pâti en 2022. Toute l’année jusqu’en juin 2023, la bourse de New York, où sont cotés des titres de très grandes sociétés technologiques, a bondi de 65 %, alors que l’indice S&P 500 enregistrait une hausse plus modeste de 10 %. Il est intéressant de noter que seuls sept titres technologiques ont contribué positivement à la performance de l’indice S&P 500 cette année, cinq géants technologiques – Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon et Nvidia – représentant plus d’un quart de l’indice. Nos modèles d’investissement incluent certains de ces géants technologiques, ce qui a aidé à atténuer la volatilité du marché en général.



Au Canada, l’indice TSX a affiché une croissance modérée, essentiellement attribuable aux secteurs de l’énergie et des métaux. Mais des secteurs tels que les banques, les télécommunications et les services publics ont accusé un retard, illustrant un paysage difficile pour les actions assorties de dividendes. La résurgence des prix du pétrole a revigoré l’important secteur de l’énergie, alors que la baisse des services financiers et des matériaux, qui sont des composantes importantes de l’indice, a freiné les gains d’ensemble. De plus, les fluctuations du prix de l’or ont eu un impact, rognant certains des gains antérieurs.


Perspectives des taux d’intérêts de demain : Se préparer à la volatilité du marché



La trajectoire des taux d’intérêt, à la fois aux États-Unis et au Canada, influencera nettement le paysage économique. Dans ce contexte, une gestion de portefeuille judicieuse, marquée par la diversification, l’exposition aux obligations et des réserves de liquidités, devient un outil précieux pour les investisseurs pour éviter des écueils potentiels et saisir des occasions qui émergent. La trajectoire future des taux d’intérêt demeure incertaine, avec une probabilité de 50 % d’un dernier tour de vis à la fois au Canada et aux États-Unis. Par conséquent, il existe une possibilité de réductions des taux à partir de mai pour les États-Unis et au cours de l’été 2024 pour le Canada. Ces décisions ont d’importantes ramifications pour les frais d’emprunts, la valorisation des actifs et la stabilité économique générale.


Soyez assurés que notre équipe surveille l’évolution de la situation de près et se tient parée à apporter des ajustements opportuns pour protéger votre bien-être financier. À la lumière de la volatilité des marchés attendue d’ici à ce que commencent les réductions de taux, il est crucial de souligner que votre portefeuille est entre les mains de professionnels capables. Une gestion prudente des portefeuilles est primordiale, y compris avec l’augmentation stratégique de l’exposition à des obligations qui rapportent plus de 5 %. Une stratégie de sélection des actions bien exécutée reste vitale pour les investisseurs boursiers. En outre, le maintien d’une partie du portefeuille en liquidités offre la souplesse de pouvoir profiter des ralentissements et saisir des occasions qui se présentent. Notre équipe expérimentée s’engage à ajuster votre portefeuille sur mesure pour traverser efficacement cette période difficile.



Conclusion



En revoyant les 12 années qui ont suivi la crise financière mondiale de 2008, on s’aperçoit que la Réserve fédérale a régulièrement appliqué des politiques monétaires accommodantes. Ces mesures ont été prises pour soutenir la reprise après la crise et ont contribué à une performance robuste sur les marchés financiers pendant cette période.


Nous anticipons un retour à ce genre d’environnement dans l’ère émergente post-COVID. À l’avenir, il est plus probable que la Réserve fédérale donne la priorité au règlement du problème de l’inflation plutôt que de poursuivre des politiques visant à stimuler la croissance.


Alors que nous naviguons sur le terrain économique complexe de 2023, la question de savoir si nous connaîtrons un atterrissage en douceur ou une récession reste enveloppée d’un voile d’incertitude. Nous sommes conscients de votre désir à la fois de clarté et d’être rassurés à propos de votre bien-être financier. Il est important de savoir que notre équipe possède collectivement plus de 35 années d’expérience dans la gestion de patrimoine et a fait face à de nombreux cycles du marché. Notre savoir-faire englobe la dynamique des marchés tant baissiers que haussiers, ce qui nous permet de prendre des décisions d’investissement stratégiques qui optimisent la valeur tout en apportant des protections robustes contre des revers potentiels. Le rendement supérieur de vos portefeuilles depuis le début de l’année comparativement aux rendements de plusieurs grandes institutions financières l’atteste.


Notre équipe vous remercie de la confiance que vous continuez de nous témoigner. Nous restons à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.



Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont fondées sur notre analyse et notre interprétation de ces informations et elles ne doivent pas être interprétées comme une sollicitation ou une offre visant l’achat ou la vente des titres mentionnés aux présentes. Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de la FBN. J’ai rédigé le présent rapport au mieux de mon jugement et de mon expérience professionnelle afin de vous donner mon avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette chronique ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en placement afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette chronique peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.


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