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  • Groupe Schulman

Mise-à-jour économique T2 2024




Relever les défis économiques : points de vue et stratégies pour la conjoncture du marché



Bienvenue à notre deuxième mise à jour économique de l’année. Dans le présent rapport, nous nous penchons sur les subtilités de la conjoncture économique et présentons des renseignements sur les principaux événements qui façonnent les marchés mondiaux et les stratégies de placement.


Les derniers mois ont été marqués par des changements et des difficultés notables sur divers fronts, allant des rendements économiques divergents entre le Canada et les États-Unis à la domination persistante des titres technologiques menant à de nouveaux sommets sur les marchés. Les tensions géopolitiques, en particulier dans les relations commerciales entre certains des principaux acteurs, comme les États-Unis et la Chine, mettent encore plus en évidence les complexités en jeu.


Nous sommes vos conseillers de confiance et, à ce titre, nous cherchons à vous fournir une analyse complète de ces développements ainsi que des recommandations stratégiques pour agir efficacement dans cette conjoncture économique en pleine évolution. Nous vous remercions de votre confiance et sommes heureux d’avoir l’occasion de vous aider à atteindre vos objectifs financiers.



Une question d’équilibre : Comment gérer la divergence économique et la stratégie de taux d’intérêt du Canada



L’indice global des prix à la consommation aux États-Unis a progressé de 4,3 % en rythme annualisé de décembre à avril, comparativement à seulement 1,3 % au Canada. Le rendement inférieur de l’économie canadienne par rapport à celle des États-Unis depuis 2023 est inhabituel en raison des liens économiques transfrontaliers étroits entre ces deux pays. Au premier trimestre de 2024, l’écart de croissance du produit intérieur brut avait atteint un sommet record. Compte tenu de cette forte divergence, la Banque du Canada doit équilibrer la réduction des taux d’intérêt sans éroder le pouvoir d’achat du huard par rapport au billet vert. Le Canada importe environ 70 % de ses biens des États-Unis, et les deux pays entretiennent des liens commerciaux étroits. Des biens et des services d’une valeur de 1,3 billion de dollars ont été échangés en 2023. L’affaiblissement du dollar canadien, attribuable à l’élargissement de l’écart de taux, ferait augmenter le prix des importations. Toutefois, certains facteurs nationaux ont aussi une incidence sur les prix à la consommation, comme les coûts de transport et les pratiques d’établissement des prix. Même si les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis sont importants, 65 % des importations canadiennes en biens de consommation proviennent d’autres régions. La baisse du dollar canadien par rapport à d’autres devises, comme le renminbi chinois, est moins importante. Étant donné que 60 % de tous les prêts hypothécaires non remboursés des banques à charte canadienne arriveront à échéance au cours des trois prochaines années, les taux d’intérêt élevés pourraient causer des chocs de paiements, ce qui entraînerait une augmentation importante de la dette des particuliers et pourrait causer des défauts de paiement. Au début juin, la Banque du Canada a abaissé son taux directeur de 25 points de base pour le porter à 4,75 %, et nous prévoyons une autre baisse de 25 points de base avant la fin de l’année. Par ailleurs, il est possible qu’aux États-Unis, on observe une seule baisse des taux d’intérêt lorsque l’inflation se stabilisera sous la barre des 3 %, n’atteignant pas nécessairement la cible standard de 2 %.




Dynamique des marchés : l’indice S&P 500 atteint de nouveaux sommets dans un contexte de fluctuations économiques



Au cours des dernières semaines, l’indice S&P 500 s’est établi à de nouveaux sommets, principalement grâce aux titres technologiques, en particulier Nvidia, dont la capitalisation boursière a dépassé les 3 billions de dollars. Cette réalisation place Nvidia aux côtés d’Apple et de Microsoft, seules sociétés au monde dont la capitalisation boursière est supérieure à 3 billions de dollars. Au 31 mai, les titres technologiques des « Sept magnifiques » avaient inscrit un rendement de 21 %, comparativement à 5 % pour le reste des titres de l’indice S&P 500. Malgré ces sommets dans les marchés, le ratio cours/bénéfice prévisionnel au 31 mai était de 20,47. Il était donc supérieur à la moyenne sur 30 ans de 16,66, mais inférieur au sommet précédent de 22 atteint en 2021, ce qui indique que le marché n’est ni particulièrement avantageux ou désavantageux. Les marchés demeurent sensibles aux signaux de la Réserve fédérale et à l’orientation des taux d’intérêt, mais, compte tenu du rendement du marché au cours des 18 derniers mois, on est en droit de se demander s’il serait nécessaire de réduire immédiatement les taux d’intérêt. Les récentes données d’ADP sur l’emploi dans le secteur privé montrent que l’embauche a ralenti à 152 000 postes le mois dernier, ce qui est nettement inférieur aux 175 000 postes prévus. Cela indique une faiblesse dans le marché de l’emploi, ce qui pourrait inciter la Réserve fédérale à réduire les taux d’intérêt de référence. Le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans a rebondi après avoir touché un creux de deux mois, mais il est demeuré faible après que les données ont indiqué une croissance du secteur des services aux États-Unis en mai. Compte tenu des réductions de taux d’intérêt prévues au cours des prochains mois ou des prochaines années, les actions dépréciées et à dividendes, comme les titres dans les télécommunications et les services publics, pourraient reprendre du poil de la bête. Les actions de croissance, à petite capitalisation et à moyenne capitalisation devraient également s’apprécier dans un contexte de taux d’intérêt moins élevés à mesure que leurs coûts de financement diminuent.




Tensions géopolitiques et commerce : relever de nouveaux défis dans le commerce mondial



Certaines mesures prises récemment annoncent des tensions géopolitiques, comme l’annonce par le président américain Joe Biden d’importantes hausses des tarifs douaniers sur les importations chinoises, y compris certaines composantes essentielles comme les batteries de véhicules électriques et les puces informatiques, sont en train de remodeler la dynamique commerciale mondiale. L’écart commercial persistant des États-Unis avec la Chine, qui s’élevait à 279 milliards de dollars en 2023, témoigne des déséquilibres commerciaux de longue date exacerbés par les menaces de représailles de la Chine, comme l’imposition possible de droits de douane pouvant atteindre 25 %. Ces tensions ont eu une incidence importante sur les échanges commerciaux bilatéraux entre les États-Unis et la Chine, qui ont progressé à un rythme plus lent que leurs échanges commerciaux avec d’autres pays depuis 2018. Malgré la forte reprise prévue du commerce mondial par des organismes internationaux comme l’Organisation de coopération et de développement économiques, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce, les conflits régionaux et les tensions géopolitiques, y compris les exercices militaires de la Chine près de Taïwan, menacent de perturber davantage la structure des échanges. Par exemple, les perturbations dans le canal de Suez en raison des conflits au Moyen-Orient ont déjà touché certains secteurs, comme les produits automobiles et le commerce de détail en raison des retards et de l’augmentation des coûts de transport. De plus, les flux commerciaux entre les blocs théoriquement alliés ont ralenti depuis le début de la guerre en Ukraine, témoignant des effets considérables de l’instabilité géopolitique sur le commerce mondial. De telles tensions pourraient entraîner des flambées des prix des aliments et de l’énergie, ce qui aurait une incidence sur de nombreux secteurs à l’échelle mondiale. De plus, la possibilité d’une pénurie de semi-conducteurs résultant de conflits potentiels représente un risque important pour les secteurs dépendant de ces composantes cruciales, comme les marchés de l’électronique et des métaux. Dans l’ensemble, nous ne pouvons pas sous-estimer l’importance de ces événements en constante évolution sur le plan de l’inflation et de la rentabilité pour les sociétés qui exercent leurs activités sur ces marchés.




Conclusion



Le marché obligataire a éprouvé des difficultés au cours des deux dernières années, les banques centrales ayant relevé leurs taux, les faisant passer de 0 % à 5 %. Toutefois, compte tenu des réductions de taux prévues, cette catégorie d’actif devrait s’améliorer au cours des prochains mois. Par ailleurs, nous continuons de trouver des occasions de placement dans les actions et détenons des liquidités pour investir dans les actions sous-évaluées ou rééquilibrer les modèles en cas de repli du marché. La prochaine élection présidentielle aux États-Unis, caractérisée par un nouvel affrontement entre le président Joe Biden et l’ancien président Donald Trump, tous deux ayant obtenu leur investiture, pourrait accroître la volatilité. Donald Trump fait face à des problèmes juridiques, notamment 34 chefs d’accusation de falsification de dossiers d’affaires liés à des allégations de paiements de silence au cours de la campagne de 2016. Nous surveillons de près ces événements politiques, car l’élection potentielle de Donald Trump pourrait avoir une incidence sur les exportations canadiennes l’an prochain, comme ce fut le cas lors de son mandat précédent. En cas de volatilité du marché en raison de l’élection, nous prévoyons utiliser nos réserves de liquidités pour profiter des occasions du marché et assurer la stabilité du portefeuille.


Avec plus de 35 ans d’expérience collective dans la gestion de patrimoine, ayant traversé divers cycles de marchés, notre équipe excelle dans la prise de décisions stratégiques pour optimiser la valeur et offrir des protections robustes contre des ralentissements possibles. Comme toujours, nous restons déterminés à vous proposer des conseils et un soutien de tous les instants, en veillant à répondre rapidement à vos questions ou à vos préoccupations afin de respecter notre engagement envers votre bien-être financier, et nous vous remercions de nous avoir confié vos objectifs financiers.



Financière Banque Nationale – Gestion de patrimoine (FBNGP) est une division de la Financière Banque Nationale inc. (FBN) et une marque de commerce appartenant à la Banque Nationale du Canada (BNC) utilisée sous licence par la FBN. FBN est membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI) et est une filiale en propriété exclusive de la BNC, qui est une société ouverte inscrite à la cote de la Bourse de Toronto (NA : TSX).

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J’ai rédigé le présent rapport au mieux de mon jugement et de mon expérience professionnelle afin de vous donner mon avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement. Les opinions exprimées ici, qui représentent mon opinion éclairée et non une analyse de recherche, ne reflètent pas nécessairement celles de la FBN.

Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette chronique ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette chronique peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.




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